Lectures d’été

Après pas mal de temps, ou je ne suis pas resté sans lire,  voici un retour sur mes lectures de ces dernières  semaines :

Et pour commencer Terry Hayes : Je Suis Pilgrim

Pilgrim est le nom de code d’un homme qui n’existe pas. Autrefois il dirigeait un service de surveillance interne regroupant l’ensemble des agences de renseignement américaines. Avant de prendre une retraite dans l’anonymat le plus total, il a écrit le livre de référence sur la criminologie et la médecine légale.
Une jeune femme assassinée dans un hôtel de seconde zone de Manhattan.
Un père décapité en public sous le soleil cuisant d’Arabie saoudite.
Un homme énucléé vivant devant un laboratoire de recherche syrien ultrasecret.
Des restes humains encore fumants trouvés dans les montagnes de l’Hindu Kush.
Un complot visant à commettre un effroyable crime contre l’humanité.
Et un fil rouge qui relie tous ces événements, avec un homme résolu à le suivre jusqu’au bout.

A mi-chemin entre thriller et espionnage sans trop bien comprendre au départ le lien entre les différents personnages, pour peu à peu les raccrocher les uns aux autres … Cela se laisse lire, avec quand même l’envie de passer à la page suivante pour en savoir plus. Un excellent roman d’été !

Michael Connelly : Le Poète

Chroniqueur judiciaire au Rocky Mountain News, Jack McEvoy ne peut croire au suicide de son frère jumeau. Inspecteur de police, Sean ne serait pas parvenu à résoudre le mystère du meurtre d’une jeune femme retrouvée coupée en deux, et ne l’aurait pas supporté. S’il s’est  bien tiré une balle dans la bouche comme le font les policiers dépressifs, que vient faire ce Hors de l’espace, hors du temps d’Edgar Allan Poe écrit sur le pare-brise de sa voiture? Et pourquoi Rusher, un indic qu’il devait voir ce jour-là, reste-t-il introuvable?
En s’immisçant dans une base de données du FBI pour les besoins d’un article, McEvoy découvre avec stupéfaction que beaucoup de policiers se suicident et que le FBI mène l’enquête sur la mort de son frère. Il comprend alors que cette affaire est en passe de lui fournir son plus gros scoop sur des meurtres en série.
Mais il pressent aussi qu’il est devenu la prochaine cible du suspect, un certain William Gladden, membre d’un réseau de pédophiles qui a, jusqu’à présent, toujours réussi à tromper les plus fins limiers lancés à ses trousses…

Changement de rythme et d’ambiance ! En quelques pages on se laisse prendre par cette histoire de folie meurtrière … Et quand on commence à percevoir qui est derrière cette série de crime, le doute subsiste encore longtemps avant le dénouement final.
A LIRE et se lit d’une traite (ou presque …). Il est vrai que l’auteur n’est pas le premier venu !

Tom Rob Smith : Enfant 44

Hiver 1953, Moscou. Le corps d’un petit garçon est retrouvé sur une voie ferrée.Agent du MGB, la police d’État chargée du contre-espionnage, Leo est un officier particulièrement zélé. Alors que la famille de l’enfant croit à un assassinat, lui reste fidèle à la ligne du parti : le crime n’existe pas dans le parfait État socialiste, il s’agit d’un accident. L’affaire est classée mais le doute s’installe dans l’esprit de Leo.Tombé en disgrâce, soupçonné de trahison, Leo est contraint à l’exil avec sa femme Raïssa, elle-même convaincue de dissidence. C’est là, dans une petite ville perdue des montagnes de l’Oural, qu’il va faire une troublante découverte : un autre enfant mort dans les mêmes conditions que l' » accident  » de Moscou.
Prenant tous les risques, Leo et Raïssa vont se lancer dans une terrible traque, qui fera d’eux des ennemis du peuple…

Avis mitigé … A la poursuite d’un serial killer d’enfants, on se promène dans l’URSS années 50. On sent plutôt la chape de plomb de l’époque, les querelles de pouvoir, « mon voisin » m’espionne … Jalousies entre gradés des services de police. Tels sont les fonds de ce roman, à la mort de Staline les choses s’arrangent pour notre héros.
Quand au serial killer ? Il apparait brutalement « Deus ex machina » sur la fin comme si l’auteur ne savait plus ou aller et se sentait pressé d’en finir. Dommage … L’essentiel de l’ouvrage est plutôt un portrait de l’URSS à cette époque.

Lisa Gardner : La vengeance aux yeux noirs

Contrainte de démissionner de son poste de shérif-adjoint de Baskerville dans l’Oregon, Lorraine Conner – Rainie – a ouvert à Portland un cabinet d’enquêtes privées. Quand Pierce Quincy, l’un des meilleurs profilers du FBI, vient la trouver, Rainie a du mal à imaginer qu’il a vraiment besoin de son aide. La fille aînée de Pierce, Amanda, vient de mourir. Un an plus tôt elle a provoqué un accident de la route qui l’a laissée inconsciente, le cerveau gravement endommagé. Quincy a des doutes sur les causes de l’accident et refuse que l’affaire soit classée. Son intuition ne tarde pas à se confirmer. A peine Rainie a-t-elle pris l’affaire en main que quelqu’un se fait passer pour Quincy, s’en prend à ses proches et tente de faire retomber sur lui tous les soupçons. Pour celui qui a juré la perte de Quincy, la vengeance n’est pas un plat qui se mange froid, mais glacé…

Je retrouve avec beaucoup de plaisir cet auteur, et encore une fois je ne suis pas déçu ! Tout est là pour vous maintenir en haleine jusqu’à la fin, et il est dur de faire une pause dans sa lecture.
La suite de « Disparue » et « Tu ne m’échapperas pas » et je recommande très vivement la trilogie !

Un petit dernier ? Bernard Minier : N’éteins pas la lumière

Christine Steinmeyer croyait que la missive trouvée le soir de Noël dans sa boîte aux lettres ne lui était pas destinée. Mais l’homme qui l’interpelle en direct à la radio, dans son émission, semble persuadé du contraire… Bientôt, les incidents se multiplient, comme si quelqu’un avait pris le contrôle de son existence. Tout ce qui faisait tenir Christine debout s’effondre. Avant que l’horreur fasse irruption.
Martin Servaz, de son côté, a reçu par la poste la clé d’une chambre d’hôtel. Une chambre où une artiste plasticienne s’est donné la mort un an plus tôt. Quelqu’un veut le voir reprendre du service… ce qu’il va faire, à l’insu de sa hiérarchie et de ses collègues.

Une découverte, lue à un train d’enfer. L’enfermement psychologique conduisant au suicide … et Christine n’est pas la première à en être victime. Sur les 3/4 de l’ouvrage on cherche à voir d’où vient le mal, et puis la lumière se fait sur le pourquoi de ce déchainement ! Le dernier rebondissement est toutefois un peu téléguidé (n’est pas M. Minier ?)
Emballé par l’auteur, je m’attaque à un de ses récents titres : « Glacé »

Prochaines lectures, à suivre dans un prochain article : « Glacé » de A.Minier, « 2 secondes de trop » de R.Joyce et « Le livre du roi » d’Indridason.

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