Lectures d’automne

 

Retour sur mes lectures de fin d’année 2015, ce billet traine depuis début décembre …

RJ Ellory : Les Neuf Cercles

1974. Vétéran du Vietnam, John Gaines a accepté le poste de shérif de Whytesburg dans le Mississippi. Un jour, on découvre, enterré sur la berge de la rivière, le cadavre d’une adolescente, Nancy Denton, disparue vingt ans plus tôt. Le corps a été préservé par la boue, mais le cœur a été remplacé par un panier contenant la dépouille d’un serpent. Déjà traumatisé par la sale guerre du Vietnam, John est à nouveau confronté à l’horreur. Il va ainsi repartir au combat et devra faire face aux secrets et aux vérités cachées de cette petite ville tranquille. Vingt ans après le crime, c’est une nouvelle traversée des neuf cercles de l’enfer qui attend John.

RJ Ellory toujours aussi brillant ! 2 histoires s’entremêlent : celle du meurtre de Nancy Denton & le passé « vietnamien » de John Gaines.
Il faut bien sur jongler de l’une à l’autre, mais ce mélange n’est ne me gêne pas, au contraire. 2 histoires, 2 vies tout aussi émouvantes l’une que l’autre.
Je recommande vivement, peut être le meilleur Ellory.

Bernard Minier : Le Cercle

Un coup de fil surgi du passé, un e-mail énigmatique, qui signe peut-être le retour du plus retors des serial-killers, précipitent le commandant Martin Servaz dans une enquête dangereuse, la plus personnelle de sa vie. Un professeur de civilisation antique assassiné, un éleveur de chiens dévoré par ses animaux… Pourquoi la mort s’acharne-t-elle sur Marsac, petite ville universitaire du Sud-Ouest, et son cercle d’étudiants réunissant l’élite de la région ? Confronté à un univers terrifiant de perversité, Servaz va rouvrir d’anciennes et terribles blessures et faire l’apprentissage de la peur, pour lui-même comme pour les siens.

Bernard Minier, que je lis un peu dans le désordre … Servaz toujours présent dans un mélange » de fausses pistes, avec une conclusion imprévisible, quoique …
Le livre se laisse bien lire, mais la trame générale commence à ressembler aux précédents titres de Minier que j’ai lu.

David Safier : Le Fabuleux Destin d’Une Vache Qui …

Lolle, qui n’est plus un veau depuis un moment mais encore trop jeune pour être une peau de vache, surprend Champion, taureau de son cœur, en pleine saillie avec cette garce de Susi. Son cœur et ses trois estomacs en sont retournés. Et tout va naturellement de mal en pis, puisque le fermier a décidé de vendre le troupeau à l’abattoir pour en faire du steak. Lolle a un cœur tendre, mais elle n’a pas vraiment envie de vérifier qu’il en est de même de sa bavette. Elle décide donc, avec ses joyeux comparses, de s’échapper vers l’Inde, où les vaches, paraît-il, sont sacrées… « 

Changement de décor pour ce « Fabuleux destin … ». Point de meurtres ici, mais un brave paysan à la faillite dont le cheptel doit être abattu … mais Lolle ne l’entend pas ainsi et entend bien échapper au destin. Énormément d’humour ! Mais aussi beaucoup de ressemblance avec nos comportements, nous les « humains » !
Un bon moment de détente !

Lisa Gardner : Preuves d’Amour

Tessa Leoni, officier de police respecté, a abattu son mari en lui tirant trois balles dans le corps avec son arme de service. Elle ne supportait plus la violence de ce dernier. C’est la version qu’elle donne à l’inspectrice D.D. Warren lorsque celle-ci arrive sur les lieux. Mais, si les bleus sur le visage de la jeune femme sont irréfutables, il y a une chose que D.D. Warren ne s’explique pas : sa petite fille de six ans a disparu, et Tessa reste évasive à ce sujet. Que cherche-t-elle à cacher ? Les deux femmes vont s’affronter pour une même cause : la survie de l’enfant.
Plus poignant que jamais, le nouveau suspense de Lisa Gardner, best-seller aux États-Unis, nous plonge au cœur du mensonge avec un talent vertigineux.

Encore Lisa Gardner, fidèle à elle même avec ce nouvel ouvrage. Comme Ellory ci-dessus, une narration à 2 facettes : une classique, celle du narrateur et une autre vue par Tessa, principale suspecte.
Intrigue complexe ou l’on se fait largement manipulé, mais rondement menée, dès les premières pages c’est parti et il est dur de s’interrompre pour reprendre le lendemain!
Encore un titre fortement recommandé !

Jonas Jonasson : L’Analphabète Qui Savait Compter

Quelle est la probabilité pour que Nombeko, orpheline, noire, analphabète, née dans le plus grand ghetto d’Afrique du Sud, cherche désespérément à se débarrasser d’un colis postal contenant une bombe nucléaire et se retrouve enfermée dans un camion de pommes de terre en compagnie du roi de Suède et de son Premier ministre? Une sur quarante-cinq milliards six cent soixante-dix millions deux cent douze mille huit cent dix. Selon les calculs de ladite analphabète.

Après « L’Homme qui ne voulait pas fêter son anniversaire », deuxième opus de Jonasson. Peut être un peu peu moins rocambolesque que le premier … mais on nage toujours en plein délire !
Excellente lecture ou l’on ne se prend pas au sérieux ! On aime ou non, mais c’est à découvrir.

Antonin Varenne : Trois Mille Chevaux Vapeur

1852, pendant la 2e guerre anglo-birmane. Le sergent Arthur Bowman doit accomplir une mission secrète. Mais l’expédition tourne mal et les hommes sont capturés et torturés pendant plusieurs mois. Seuls dix d’entre eux survivront.
Londres, 1858. Alors qu’il noie son passé dans l’opium et l’alcool, Bowman découvre dans les égouts le cadavre d’un homme atrocement mutilé. La victime semble avoir subi les mêmes sévices que ceux qu’il a endurés six ans auparavant. Persuadé que le coupable est l’un de ses anciens compagnons de captivité, Bowman décide de partir à sa recherche.
De la jungle birmane à l’Amérique de la conquête de l’Ouest en passant par les bas-fonds londoniens, l’histoire d’une quête personnelle et de la métamorphose d’un homme, dans un monde en pleine mutation.

Ici on n’est plus dans le thriller, mais dans une véritable épopée que celle de la vie d’Arthur Bowman ! Tout y est : les guerres coloniales en Asie du Sud Est, la misère londonienne du 19ème, les émigrants vers les US, la conquête de l’Ouest. Arthur à la recherche de celui qui veut faire de lui un assassin sanguinaire.
A découvrir absolument !

RJ Ellory : Mauvaise Étoile

Texas, 1964. Après l’assassinat de leur mère, Elliott et Clarence passent de maisons de correction en établissements pénitentiaires pour mineurs. Le jour où Earl Sheridan les prend en otages, les deux adolescents se trouvent embarqués dans un périple meurtrier. Alors que Sheridan sème la terreur sur leur route, une sanglante et terrible partie se met en place entre les trois protagonistes. On retrouve dans Mauvaise étoile tout l’art de l’auteur de Seul le silence : une écriture à la fois poétique et réaliste, des personnages d’une humanité complexe et déchirante aux prises avec leur face sombre, une intrigue qui tient le lecteur captif jusqu’à la dernière page.

Encore et toujours Ellory ! Peut être un peu en retrait de « Seul le silence » (son meilleur titre ?) mais une histoire encore différente : le destin parallèle de 2 frères mal partis dans la vie, l’ainé en Mr Hyde invisible, son frère en « Dr Jekyll » poursuivi à la place de son frère. Un long suspense, mais une fin un peu « convenue » comme si Ellory ne savait plus nous tenir en haleine.
Comme toujours, c’est à lire …

Francis Huster : Family Killer

Été 2013. Un père de famille tue sa femme et ses enfants de sang-froid avant de disparaître dans la nature. Après des semaines de recherches infructueuses, la police contacte François Holzer, ex-flic au passé tourmenté et aux méthodes peu orthodoxes.
« Voici la transcription exacte des enregistrements volés, effectués tout au long de mon enquête. Ce que j’ai entendu, vous l’entendrez. Ce que ces gens m’ont tu vous sera tu. Pas de narration bidon. Un flic n’est que l’archéologue de l’âme d’un assassin. Il lui faut creuser au plus profond, parfois jusqu’à une absurdité plus insaisissable que la folie. Cette enquête est de celles que j’aurais préféré ne jamais avoir vécu. Elle m’a obligé à saisir aussi ma propre voix et à descendre, terrifié, jusqu’aux tréfonds de moi-même. Je vous invite à m’y accompagner. »

Francis Huster : l’auteur me tentait … Hélas l’écriture sous forme de synopsis m’est parfaitement hermétique ! Un roman policier sous cette forme ? Bof, et bref je n’ai pas tenu 70 pages !
Mais ce n’est que moi, peut être que d’autres apprécieront …

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