Avant d’aller dormir

Quelques semaines de repos forcé et ce fût l’occasion de se remettre à la lecture de mon genre préféré,  le thriller. Le genre de roman qui – normalement – vous attrape les neurones et ne vous lâche plus jusqu’à la dernière ligne …

La chambre à coucher est étrange. Inconnue. Je ne sais pas où je me trouve, ni comment je suis arrivée ici. Je ne sais pas comment je vais rentrer à la maison. J’ai passé la nuit ici. J’ai été réveillée par une voix de femme – au début, j’ai cru qu’elle était dans le lit avec moi, puis j’ai compris qu’elle donnait des informations, qu’elle sortait d’un radio-réveil – et, quand j’ai ouvert les yeux, je me suis découverte ici. Dans cette chambre que je ne connais pas.
Mes yeux s’habituent à la pénombre et je l’explore du regard. Une robe de chambre est suspendue à la porte d’une armoire – une robe de chambre de femme, mais d’une femme bien plus âgée que moi – et un pantalon bleu marine est soigneusement plié sur le dos d’une chaise devant la coiffeuse, mais je ne parviens pas à distinguer d’autres choses. Le réveil a l’air sophistiqué, mais je trouve le bouton qui a des chances de l’éteindre. Effectivement.
C’est alors que j’entends la vibration d’une inspiration derrière moi, et je me rends compte que je ne suis pas seule. Je me retourne. Je vois un morceau de peau et des cheveux noirs, parsemés de gris. Un homme. Son bras gauche […]

Ainsi démarre « Avant d’aller dormir », incroyable premier roman de S.J. Watson, qui dès les premières pages vous plonge dans les angoisses de Christine qui – après un accident – se réveille chaque matin, croyant être une jeune étudiante en oubliant sa vie de la veille.
On se laisse prendre, et l’irritation monte rapidement – je n’en dirait pas plus – dans l’attente du dénouement final, que l’on ne pressent que dans les toutes dernières pages …

A lire sans retenue

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